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Rétroviseur...

Publié le par serge fino

Puisqu'une nouvelle année débute, c'est peut-être le moment de revenir sur les projets (invisibles jusque là pour vous, lecteurs) des derniers mois et qui sont des étapes avant d'arriver à se caler définitivement sur du moyen ou du long terme. Des projets acceptés, recalés, des projets refusés, certains qui resteront définitivement au fond de cartons ou bien d'autres en stand-by.

En théorie, et je dis bien "en théorie", mes deux nouvelles séries, Seul au Monde et Les Grandes Marées (toutes les deux aux éditions Glénat), vont m'occuper au minimum pour les cinq années à venir. Mais, avant d'être plongé dans ces deux projets, il a fallu passer par le palier "j'ai terminé les deux histoires précédentes, Les Chasseurs d’Écume et Les Maîtres Saintiers, qu'est-ce que je fais maintenant?".

Étant plutôt du genre prudent et inquiet, j'avais commencé à défricher le terrain assez tôt pour que le gel ait le temps de faire éclater les mottes.

A la demande de Franck, mon éditeur chez Glénat, j'ai donc accepté de réaliser une page d'essai dans le cadre d'une série d'histoires pour lesquelles le scénariste Rodolphe cherchait un dessinateur. Malheureusement, ce projet n'a pas réussi à passer le stade de la validation par le comité de lecture des éditions Glénat. Dommage, car dans ce premier tome tome de ce qui aurait du être une série sur l'histoire de la musique qu'on peut appeler globalement "Rock", on aurait du retrouver des gens comme Buddy Holly, Hank Williams, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et bien d'autres. Le genre de truc qui aurait plu à mon camarade Philippe Chanoinat, pour qui la musique s'est arrêtée en 1955. :-D

Un aperçu de cette planche d'essai juste en dessous ainsi que quelques crayonnés.

L'essai suivant est venu de moi. Les 2 séries citées plus haut étant sur le point de se terminer et n'étant plus bloqué, du coup, par la réalisation d'albums à suivre et à publier dans un délai raisonnable, c'est à dire un tous les ans grosso modo, j'ai pris contact avec les éditions Bamboo.

Je connais Olivier Sulpice, le boss, depuis une bonne vingtaine d'années ainsi qu'Hervé Richez qui gère la collection Grand Angle pour laquelle il m'avait déjà contacté par le passé pour me proposer de travailler sur un ou deux projets, et pour lesquels je n'avais pas donné suite.

Étant tombé sur la série des adaptations des œuvres de Marcel Pagnol que les éditions Bamboo avaient lancé, j'ai donc appelé Hervé Richez afin de lui passer un savon et lui demander pourquoi il n'avait pas pensé à moi. Il m'a expliqué calmement, comme à son habitude, qu'il pensait que que j'avais beaucoup de travail et que je n'étais pas disponible pour lui dessiner un album.

J'ai donc passé sans encombre l'obstacle des éditeurs puisque Olivier Sulpice et Hervé Richez était d'accord sur le principe, puis celui des scénaristes, Eric Stoffel en l’occurrence et Serge Scotto, mais j'ai trébuché sur la dernière marche, celle du décideur final, Nicolas Pagnol (le petit-fils) qui avait une idée bien arrêtée et bien précise sur la charte graphique de la série.

Ce que j'ai très bien compris, et assez vite. Il n'y a eu aucun malentendu la dessus.

J'ai quand même tenté de faire une page d'essai, en travaillant à (presque) contre emploi et dans le cadre d'une mise en scène qui ne me convenait pas tout à fait, page qui a, évidemment, reçu un écho défavorable. Et ça n'est pas plus mal, parce que les auteurs qui sont en charge de ces adaptations s'en tirent très bien.

Il me restera quand même juste un petit regret de ne pas avoir pu m'inscrire dans ce très beau projet, moi qui connais Marcel Pagnol sur le bout de presque tous mes doigts dont les ongles sont rongés par des année d'angoisse, qui suis né le même jour que lui (mais pas la même année, vous vous en doutez) et pas très loin de là où il a vu le jour.

La fameuse planche d'essai ci-dessous.

Enfin, avant de me caler sur Seul au Monde et Les Grandes Marées, il y a eu d'autres propositions que j'ai refusées, comme celle, entre autres, de Patick Poivre d'Arvor que je ne sentais pas, comme on dit. Et bien m'en a pris puisqu'elle n'a pas réussi à franchir l'étape du comité de lecture.

La vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille, ça se saurait.

 

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